
GLOBAL STEAK
90 minutes
Un documentaire écrit et réalisé par Anthony Orliange
Sur une idée originale de Jean-Marie Michel
Produit par Capa
Avec la participation de CANAL+
DIFFUSION MERCREDI 15 DÉCEMBRE 2010 A 20H50
direction de la comunication
DANIÈLE MAISONNASSE
01 71 35 24 73
daniele.maisonnasse@canal-plus.com
AUDE BOUSSARIE
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aude.boussarie@canal-plus.com
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L’année dernière, GLOBAL SUSHI - DEMAIN NOS ENFANTS MANGERONT DES MÉDUSES s’intéressait à l’un des emblèmes de la “world food”, le sushi. Pour comprendre comment ce hamburger alternatif du XXIe siècle bourré d’oméga-3, bon pour la santé, ne l’est pas forcément pour la planète… le film remontait la filière du sushi des profondeurs des océans et levait le voile sur les rouages de l’économie d’une pêche intensive, mondialisée et destructrice. Cette année, retour sur le plancher des vaches, avec GLOBAL STEAK - DEMAIN NOS ENFANTS MANGERONT DES CRIQUETS, pour comprendre comment la production de viande est devenue une industrie mondiale en pleine explosion, qui menace notre environnement dans le but de nourrir une planète… de plus en plus carnivore !
En 2050, nous serons 9 milliards d’êtres humains et la demande de viande,
symbole d’abondance et de réussite sociale partout dans le monde, va exploser.
Pour satisfaire les besoins mondiaux, il va falloir en doubler la production,
cohabiter avec 36 milliards d’animaux d’élevage. Or la planète a déjà
du mal à suivre.
GLOBAL STEAK, ou un voyage dans l’univers de la viande. Au Brésil, où
200 millions de têtes de bétail s’apprêtent à envahir le monde en piétinant
l’Amazonie au passage. Aux États-Unis, dans les feed-lots, où l’on fabrique
des bestiaux ultra-productifs à coups d’hormones et de céréales surprotéinées.
En Bretagne, où la production industrielle de cochon a conduit à l’impasse
écologique. En Afrique de l’Ouest, où le poulet mondialisé a détruit les filières
locales et s’impose, congelé et en contrebande, en cassant les prix !
Pour vous guider dans cette exploration, Yves-Marie Le Bourdonnec, considéré
par beaucoup comme le meilleur boucher de France. Cet amoureux de la viande,
installé à Asnières, en région parisienne, ne se contente pas de fournir à ses clients
de la viande d’excellence, il expérimente : il a même mis au point la côte de boeuf
marinée au whisky japonais, unique au monde ! Yves-Marie aime la viande,
mais reste lucide : pour continuer à en manger tout en préservant la planète,
il suggère d’en consommer moins mais de la meilleure.
Grâce au franc-parler de ce boucher atypique, GLOBAL STEAK échappe
aux écueils du film environnemental anxiogène et parvient même à nous faire
saliver à l’heure où Paul McCartney et les Verts militent pour une journée
sans viande ! Car, inutile de se mentir, manger de la viande est un plaisir…
GLOBAL STEAK favorise la prise de conscience tout en proposant des solutions.
Plus ou moins naturelles comme aux États-Unis, avec des élevages à l’herbe
100 % bio, qui fournissent les bobos new-yorkais en viande politiquement
correcte ; en France, avec le cochon breton élevé sur paille garanti sans nitrates.
Plus ou moins futuristes, avec la culture de viande artificielle in vitro dans
les labos hollandais, le cochon OGM canadien qui pollue moins, ou enfin
avec la consommation d’insectes pour un meilleur bilan carbone.

Son ambition depuis tout jeune : faire de la boucherie un art à part entière. Sa spécialité : la maturation de la viande. Ses côtes de boeuf patientent au sec dans son frigo entre trente et soixante jours ! Le meilleur moyen de révéler toutes les qualités d’une grande viande. Un savoir-faire unique et des conseils que s’arrachent les plus grands chefs, comme Alain Ducasse ou Yannick Alléno.
Yves-Marie s’est découvert une vocation pour la découpe dès l’âge de 9 ans. A 19 ans, il rachète Le Couteau d’Argent, à Asnières, et devient son propre patron. Depuis il expérimente, explore et fait découvrir ses trouvailles à ses clients : le boeuf Wagyu d’origine japonaise, le cochon du Cantal de Laborie, les vaches limousines de Jacques Charpentreau, la Blonde d’Aquitaine de la coopérative Axuria au Pays basque, les volailles de Kerguilavant.
De ses pérégrinations culinaires, le maître ès viandes a gagné
un surnom, le “boucher bohème”, et a même été sacré créateur
du meilleur hamburger du monde par le New York Times, en 2008.
Photos : Martine Murat
VIDÉO Un Boucher Hors Norme INTERVIEW THURIES
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